À propos de cet outil
Cet outil applique la règle PECARN 2024 du rachis cervical pour aider les cliniciens à décider si un enfant de 0–17 ans victime d’un traumatisme fermé nécessite un scanner du cou, des radiographies standard ou aucune imagerie. Elle ne s’applique pas aux traumatismes purement pénétrants, qui sont orientés vers la chirurgie traumatologique.
La règle interroge d’abord sur les facteurs de haut risque : altération de la conscience avec un GCS de 3–8 ou absence de réponse sur l’échelle AVPU, anomalie des voies aériennes, de la respiration ou de la circulation, et déficit neurologique focal. Un seul de ces éléments oriente vers le scanner ; environ 13% de ces enfants ont une lésion cervicale. En leur absence, l’outil interroge sur une douleur cervicale, une altération plus légère de la conscience (GCS 9–14), un traumatisme important de la tête ou du tronc, et une sensibilité médiane du cou. Un seul de ces éléments oriente vers des radiographies standard plutôt que vers le scanner. Si aucun facteur n’est présent, le rachis cervical peut être libéré cliniquement, avec une valeur prédictive négative de 99.9% lors de la validation.
Chaque résultat comprend la conduite à tenir, comme le maintien du collier jusqu’à la libération du rachis, un rembourrage sous les épaules chez l’enfant de moins de 8 ans, l’IRM en cas de déficit ou de symptômes persistants, et la façon de libérer le rachis cervical au lit du patient. La règle provient de Leonard et al., Lancet Child Adolesc Health 2024.
Questions fréquentes
Qu’est-ce que la règle PECARN du rachis cervical ?
C’est une règle de prédiction de 2024 pour les enfants de 0–17 ans victimes d’un traumatisme fermé. Les facteurs de haut risque (GCS 3–8 ou absence de réponse, ABC anormaux, déficit neurologique focal) conduisent au scanner. Les autres facteurs (douleur cervicale, GCS 9–14, traumatisme important de la tête ou du tronc, sensibilité médiane) conduisent aux radiographies. En l’absence de tout facteur, le rachis cervical est libéré cliniquement.
Quand faire des radiographies du cou plutôt qu’un scanner chez l’enfant ?
Lorsqu’il n’y a aucun facteur de haut risque mais que l’enfant présente une douleur cervicale, une altération de la conscience avec un GCS 9–14, un traumatisme important de la tête ou du tronc, ou une sensibilité médiane du cou. L’outil propose des incidences de face et de profil, en ajoutant une incidence de l’odontoïde si l’enfant peut coopérer, et un scanner uniquement si les radiographies sont anormales ou insuffisantes.
Comment libérer cliniquement le rachis cervical d’un enfant ?
En l’absence de tout facteur PECARN, le collier peut être retiré lorsque l’enfant est éveillé, sans sensibilité médiane, sans douleur et avec une mobilité active complète et indolore. Si une douleur ou une sensibilité apparaît à la mobilisation, le collier est remis en place et des radiographies sont réalisées.