Points clés
- Priorités du conseil : confort, hydratation et signes d'alerte d'une maladie grave.
- Traiter la fièvre pour le confort ; cela peut aussi aider l'enfant à boire et éviter la déshydratation.
- La fièvre d'origine infectieuse, même proche de 41°C (105.8°F), n'abîme pas le cerveau.
- Le paracétamol ou l'ibuprofène à heures fixes ne prévient pas la récidive d'une convulsion fébrile.
- Paracétamol 15 mg/kg toutes les 4–6 heures (pas plus de 5 prises en 24 heures).
- Ibuprofène 10 mg/kg toutes les 6–8 heures, seulement à partir de 6 mois.
- Toute fièvre de 100.4°F (38°C) ou plus chez un nourrisson de moins de 3 mois nécessite un avis médical rapide.
Ce qu'il faut dire aux familles
Centrer la consultation sur trois points : garder l'enfant confortable, le faire boire, et connaître les signes qui imposent de le faire examiner.
L'aspect et le comportement de l'enfant comptent plus que la hauteur de la fièvre. Un enfant qui joue et boit après une dose d'antipyrétique est rassurant.
- Proposer souvent à boire ; compter les couches mouillées ou les passages aux toilettes.
- Habiller l'enfant légèrement ; pas de bain froid, de glace ni de frictions à l'alcool.
- Consulter en cas de : fièvre avant l'âge de 3 mois, difficulté respiratoire, raideur de nuque, éruption qui ne s'efface pas à la pression, signes de déshydratation, enfant difficile à réveiller ou qui pleure sans arrêt, ou fièvre durant plus de quelques jours.
La phobie de la fièvre : ce que la fièvre ne fait pas
- La fièvre d'origine infectieuse, même proche de 41°C (105.8°F), n'abîme pas le cerveau.
- La hauteur de la fièvre ne dit pas à elle seule la gravité de l'infection.
- Il n'est pas nécessaire de traiter la fièvre si l'enfant est confortable.
- Il est inutile de réveiller un enfant qui dort pour lui donner un antipyrétique.
Utiliser le paracétamol et l'ibuprofène
- Doser selon le poids, avec la seringue ou le gobelet fourni avec le médicament.
- Les deux médicaments sont à peu près aussi efficaces pour le confort. L'alternance ou l'association systématique n'est pas conseillée, car elle augmente le risque d'erreurs de dose.
| Médicament | Dose | Remarques |
|---|---|---|
| Paracétamol | 15 mg/kg toutes les 4–6 heures ; pas plus de 5 prises en 24 heures | Tout âge, mais demander un avis avant usage avant 3 mois |
| Ibuprofène | 10 mg/kg toutes les 6–8 heures | Seulement à partir de 6 mois ; éviter en cas de déshydratation |
| Aspirine | Ne pas utiliser | Risque de syndrome de Reye lors d'une infection virale |
Fièvre et convulsions fébriles
Les parents d'un enfant ayant fait une convulsion fébrile veulent souvent donner un antipyrétique jour et nuit. Le paracétamol ou l'ibuprofène à heures fixes ne réduit pas le risque d'une nouvelle convulsion fébrile ; il est donc donné seulement pour le confort.
Enseigner plutôt les premiers secours : coucher l'enfant sur le côté, rien dans la bouche, chronométrer la crise et appeler les secours (911 aux États-Unis) si elle dure plus de 5 minutes.
Questions fréquentes
Une forte fièvre peut-elle causer des lésions cérébrales chez l'enfant ?
Non. La fièvre d'origine infectieuse, même proche de 41°C (105.8°F), n'abîme pas le cerveau. Une température corporelle très élevée due à un coup de chaleur est un problème différent.
Donner du Doliprane (paracétamol) ou de l'Advil (ibuprofène) prévient-il les convulsions fébriles ?
Non. Le paracétamol ou l'ibuprofène à heures fixes n'empêche pas la récidive d'une convulsion fébrile. Ne les utiliser que pour le confort de l'enfant.
Faut-il alterner paracétamol et ibuprofène ?
L'alternance systématique n'est pas recommandée. Elle n'améliore pas vraiment le confort de l'enfant et augmente le risque d'erreurs de dose.
Étudier ce sujet
Sources
- AAP 2011 : fièvre et utilisation des antipyrétiques chez l'enfant (Pediatrics)
- AAP 2008 : convulsions fébriles, prise en charge à long terme (Pediatrics)
- AAP HealthyChildren : la fièvre sans la peur
Rédigé pour Pedemy avec nos propres mots à partir des sources ci-dessus ; vérifié en novembre 2026. À visée éducative uniquement, pas un avis médical ; vérifiez les doses et les protocoles locaux avant de traiter un patient. Pedemy est indépendant et n’est ni affilié ni soutenu par les organisations citées.